Posted August 29th, 2008
by Timothée
Voici, en “avant-première” la problématique de mon mémoire de fin d’études. Je partagerai mon mémoire la semaine prochaine.
By the way, connaissez vous des services pour partager un document de façon un peu “Web2″, du genre slideshare mais pour les .doc ou .pdf ?
Web 2.0 et Entreprise 1.0 ?
Popularisé par des services comme Facebook, LinkedIn, Viadeo, … les plateformes de réseau social à la sauce Web 2.0 frappent aux portes de l’entreprise. Mais les DSI, qui ne sont pas des Digital Natives[1], ont plutôt tendance à freiner leur entrée. 20% des entreprises ont ainsi bloqué l’accès de leurs employés aux réseaux sociaux au courant du mois de Février 2008[2].
Le cabinet d’analyse Gartner prévoit ainsi qu’à l’horizon 2009, près de 6 projets liés aux technologies de l’information sur dix incluront la collaboration des fournisseurs, des partenaires, et même des clients.
Mais pour toute entreprise, il y a un vrai gain en termes d’usages à réaliser. Le volet dit “social” du Web 2.0 parvient à rendre le web participatif et à transformer ses utilisateurs en acteurs. Beaucoup d’entreprises butent sur le manque d’adhésion des utilisateurs en cherchant à mettre en place de coûteux systèmes de gestion des connaissances, et travaillent sur des logiques hiérarchiques pour faire travailler leurs employés en réseau, luttent pour capitaliser les connaissances accumulées lors d’un projet et pour trouver des expertises à la suite d’appels d’offres. N’y a-t-il pas là un enjeu majeur pour les entreprises, étant a priori composées de « collaborateurs » ?
Pendant ce temps, sur le web, les usages issus de ce qu’il est convenu d’appeler le Web 2.0 ont réussi au contraire à faire participer les utilisateurs, que ce soit pour travailler sur un document partagé (Zoho, Google docs) partager des connaissances (Wikipédia, Knol), classifier des ressources (del.icio.us et dmoz), partager des photos (Flickr), informer (digg et wikinews), se faire connaître (blogs), constituer des réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, Viadeo), fournir du support technique (newsgroups, forums et listes de discussions), développer des logiciels de manière distribuée (SourceForge, Savannah) échanger des services intellectuels (Amazon Mechanical Turk, Yahoo! Answers).
Mais prenons un peu de recul, analysons le phénomène du réseau social sur le web, pour le comparer aux besoins actuels de l’entreprise en matière de réseau et voir ce que pourrait englober le concept d’entreprise 2.0. Nous verrons que l’évolution dans les technologies a apporté une évolution dans le comportement et comment à partir de critères techniques on en revient à la véritable mission de l’informatique, à savoir organiser l’information. Les internautes ont changé, pour ne plus être de simples consommateurs d’informations, mais qui s’affairent à la créer, en s’organisant autour de communautés.
Internet est né il y a plus de 25 ans, mais il a été utilisé au départ comme un moyen de communication traditionnel. C’était un mass-media comme les autres. Mais les particularités rendues possibles par l’internet ont progressivement commencé à être utilisées. Récemment, les aspects techniques rédhibitoires au partage d’information par tout un chacun ont été supplantées par des plateformes conviviales et accessibles à tous.
Ceci a permit aux internautes de se concentrer sur la mise en commun d’intérêts et le partage de l’information qu’ils aiment. Avec les possibilités des langages web actuels, on peut considérer qu’il n’y a pratiquement pas de limites aux inventions que le mouvement social a actuellement engagées. La technologie a définitivement révolutionné la communication vers plus d’ouverture.
Ainsi, toutes ces caractéristiques sont des réalités de l’internet. Aujourd’hui, les entreprises s’ouvrent aux nouvelles technologies. Comment vont-elles confronter cette gestion de l’information au départ volontairement verticale aux croisements que les utilisateurs vont amener à travers les usages et pratiques qu’ils ont acquis dans leur expérience personnelle de l’information ?
De ces différents éléments j’ai dégagé la problématique suivante :
Quelle valeur ajoutée en entreprise pour les technologies et usages du web2.0 ?
Ce mémoire sera ainsi l’occasion d’analyser cela sous plusieurs axes, celui des technologies, celui du comportement des utilisateurs, et celui des méthodes ou des processus mais également à la lumière du contexte d’IBM, qui a été très enrichissant sur ces domaines.
[1] Marc Prensky, « Digital natives, digital immigrants »
[2] Source : Le monde Informatique, article paru le 12/03/2008
Tags: entreprise2.0, ibm, miage, réseaux-sociaux, thesis, web2.0 Posted in General
Posted August 21st, 2008
by Timothée
Vous pouvez retrouver le début de l’interview de Pierre Olivier ici, et vous en trouverez la suite et fin ici.
Timothée : Quels outils et services web2.0 utilises tu dans ton entreprise ?
Pierre Olivier : Sensiblement les mêmes outils, pour une raison simple, je ne fais pas de différence entre la sphère privée et la sphère professionnelle, parce que, là par exemple, est-ce que je suis en train de travailler ou pas ? J’en sais rien, je dirais que je suis en train de répondre à un ami, qui a une problématique sur son mémoire de fin d’études, mais peut être qu’un jour quelqu’un va lire cette thèse et va se dire « il faut que j’appelle ce gars pour faire du business avec lui », je suis vraiment incapable de dire si je suis en train de parler à un copain ou si je suis en train d’investir sur de la prospection ou sur je ne sais quoi. Et tout cela est lié, quand je suis dans Second Life, de temps en temps je croise des gens avec qui je n’ai absolument rien à faire, de temps en temps je croise David (mon associé à StonfieldInWorld) et on se met à travailler, et qu’on soit un samedi ou un mardi n’y change rien.
Tous les services que j’ai indiqué dans la question d’avant me sont utiles sur le plan personnel et professionnel. Twitter ? Je m’en sers sur le plan personnel et professionnel. Second Life aussi bien évidemment. Mon blog est aujourd’hui lu par mes amis, ma famille, mais aussi mes associés, mes partenenaires, mon banquier, etc… En fait on peut faire une analogie par rapport aux mondes virtuels, les très mals nommés mondes virtuels, qui n’ont absolument rien de virtuel en fait, ce sont des 0 et des 1 qui transitent mais le contenu n’a absolument rien de virtuel. Et j’ai spécialisé différents services au quotidien par rapport à différents usages.
Timothée : Quelles technologies ou usages vont s’imposer dans les mois à venir selon vous, globalement segmentation des différents usages de l’utilisateur ou plutôt aggrégation des différents services sous un profil unique?
Pierre Olivier : On va plutôt vers la deuxième option, mais ce qu’on ne sait pas, c’est sur quelle technologie. Pas mal de gens sont en train de travailler dessus, comme l’équipe de FriendFeed par exemple. Mais si tu regardes ce que font les early-adopters ou les gens un peu geek, tu peux sentir une forme de tendance. Dans mon cas, je passe mon temps à tester, des dizaines et des dizaines de services Web. C’est important pour savoir lesquels apportent de la vraiment de la valeur et lesquels n’en apportent pas. Au final, on finit par identifier un certain nombre de services ultra spécialisés (et ultra performants dans leur spécialité, comme ceux cités plus haut), et on se retrouve avec tout un tas de services qu’on les utilise au quotidien, puisque la sphère privée et professionnelle se sont confondus.
Mais la problématique reste qu’on est obligés d’aller les chercher là où ils sont, et ça devient rapidement très chronophage. Aujourd’hui, le réseau social idéal n’existe pas, et ce n’est clairement pas Facebook, loin de là. Le réseau social idéal serait le “truc” où tu pourrais aggréger l’ensemble des services qui te sont utiles et l’ensemble des sphères qui te sont utiles. La sphère LinkedIn, par exemple, est pour moi une sphère ultra professionnelle où je préserve vraiment le réseau en n’ajoutant que des gens que je connais vraiment. Sur Facebook, j’accepte n’importe qui pour peu qu’on me demande.
La tendance des mois et des années à venir va être d’aggréger l’ensemble de ses services en une seule et même place et en fonction de l’intérêt que l’on y porte. Ce lieu sera le gardien et le garant de “l’identité numérique” de son propriétaire. Actuellement, c’est mon blog, par exemple, qui rempli cette fonction. J’y ai des liens vers l’ensemble des services que j’utilise, incluant mon identité. Pourquoi faire cela ? Parce que je veux être sur qu’à un seul endroit, il y a tout ce que je suis. Maintenant, l’enjeu, je crois, est de fabriquer la technologie qui va donner cela à tout le monde de façon simplissime.
HelloTipi, par exemple, pourrait presque devenir cela, car on part d’une notion de profil minimum. Je commence à partir d’un point minimum qui est mon profil personnel, que je vais je vais élargir un peu à ma famille proche, ensuite vers les amis, puis les relations et enfin le public. Pour moi, l’avenir est sur le partage centralisé avec inputs et outputs. Le point central reste bien la notion d’identité et d’identification. Il faut donner aux gens une sorte de point central qui est vraiment eux, une sorte d’ID universel.
Timothée : Au niveau de l’entreprise cette fois, quels sont les usages les plus adoptés ?
Pierre Olivier : Pour l’instant, ce sont les outils de travail collaboratifs qui ont vraiment été adoptés, surtout par équipe de projet, même si on est encore loin de ce qu’il faudrait adopter. Les usages qui commencent à bien entrer dans les entreprises sont issus des réseaux sociaux, du moins des plateformes qui permettent d’échanger et de créer du contenu, de suivre les gens qui créent du contenu et de s’y abonner etc…
Certaines entreprises n’ouvrent toujours pas l’accès à internet parce qu’elles ont peur, ils se disent que les gens vont perdre en productivité. C’est une peur légitime, mais elles ne comprennent pas que c’est un enjeu majeur d’éduquer les équipes, afin qu’ils sachent utiliser internet et qu’ainsi ils gagnent en productivité. Le risque en ouvrant les collaborateurs vers les services Internet est bien moins grand pour l’entreprise, qu’en la refermant sur elle-même.
Timothée : Justement, penses tu qu’il y ait des risques pour une entreprise à proposer des services collaboratifs à ses employés ? Notamment avec les craintes de fuite d’information et de « crap » (contenu de mauvaise qualité ou dégradant l’entreprise) ?
Pierre Olivier : Alors ça, c’est LA question compliquée, à laquelle il y a des tas de réponses. Il y a surtout des risques à ne pas le faire, car on est sur une tendance de fond. Les entreprises qui ne s’ouvrent pas aujourd’hui volontairement et de façon maîtrisée devront le subir demain, de force. Plus elles attendront, plus elles prendront du retard par rapport à leurs concurrents. Il y a vraiment un besoin d’éduquer les collaborateurs, par rapport à tout ça, que ce soit de nouvelles technologies ou de nouvelles façons de travailler.
Aujourd’hui, notamment aux Etats-Unis, certaines entreprises sont en train de se demander s’ils ne doivent pas interdire les Iphone et tous les autres téléphones qui ont des disques durs, mais également les clés USB, etc… Car c’est la première source de perte de données. Sauf que les téléphones qui n’ont pas de disque dur auront disparus dans 5 ans. Donc, cela viendrait à dire qu’il faudrait interdire les téléphones portables. Peut-on imaginer une entreprise qui interdirait les téléphones portables ? Ca n’a pas de sens. Une entreprise de 100 000 personnes qui va licencier un collaborateur un peu violemment s’expose.
Il est très simple de bloguer n’importe quoi, de mettre un commentaire complètement anonyme, en donnant des dizaines et des dizaines de données sur l’entreprise. C’est donc un combat perdu d’avance, si on l’aborde sur un angle liberticide, parce que l’information s’est détachée de son support. Pour moi, il n’y a que 2 moyens de minimiser ce genre de risques : 1) être transparent et responsable pour l’entreprise, sans vouloir dire qu’elle laisse filer tout son savoir-faire dans la Nature, 2) et éduquer ses collaborateurs, en leur expliquant les risques et les usages.
Maintenant j’ai une anecdote : un client m’a expliqué sa problématique, et la meilleure solution, à mon sens, était de construire un réseau social interne, qui aurait rendu des services extraordinaires son entreprise. Donc je lui ai fait la proposition et il refuse, sans que le budget soit le problème. A force de creuser, je comprend que la raison pour laquelle il a refusé est que si l’information avait circulé aussi facilement dans l’entreprise, il aurait court-circuité son middle management et lui aurait généré un problème organisationnel quasiment insurmontable. La même chose s’est passée quand l’email est arrivé, il y a tout un tas de personnes dont on a pu voir l’incompétence. Le réseau social produit les même effets, version XXL. Les compétences sont aujourd’hui plus facilement révélés grace aux nouvelles technologies.
C’est vraiment enthousiasmant parce qu’une entreprise qui se lance en implantant un réseau social aujourd’hui va se retrouver avec une outil de gestion des compétences comme il en existe nulle part ailleurs. Le rôle d’un manager est de mettre les gens au meilleur endroit pour l’entreprise, l’endroit où ils sont le plus utile, où ils apportent le plus de valeur, et avec les nouvelles technologies on peut voir très rapidement qui est compétent en quoi. Le problème, c’est que si des collaborateurs ne sont pas compétents, on va le voir aussi, et dans certaines entreprises, on a des gens qui sont monté à l’ancienneté et pas au mérite. C’est une vraie crainte en interne des grands groupes. Quelles que soient les technologies, le principal frein à l’adoption ce sont les Hommes, et la conduite du changement est une réponse complémentaire.
Le jour où l’on ouvre les vannes de l’information, il y a forcément une étape de perte de productivité, mais cela doit également s’accompagner d’un changement dans l’organisation du travail. Suis-je productif ou pas ? Je n’en sais rien, cet après-midi, j’ai été manger une gauffre avec ma fille, à un moment où tout le monde travaille. Samedi matin, j’étais en train de travailler sur le marketing d’une offre que l’on va lancer à la rentrée pendant que beaucoup dorment ou préparent leur week-end. Je travaille beaucoup, toujours plus de 60 heures par semaine, mais je ne sais pas vraiment si je travaille ou pas, car les sphères privées et professionnelles sont très proches.
Une chose est sure, il est idiot d’obliger les gens à rester jusqu’à 18h au bureau, par principe. Il faut les responsabiliser en leur donnant les bons outils pour être le plus productif possible. Au début il y aura forcément un phénomène de dispersion, mais si on ne les éduque pas là-dessus, un jour ils subiront ce changement et ce sera coûteux et douloureux pour l’entreprise comme pour les collaborateurs.
Vous pouvez retrouver le début de l’interview de Pierre Olivier ici, et vous trouverez la suite et fin ici.
Tags: collaboration, entreprise2.0, interview, miage, mondes-virtuels, réseaux-sociaux, thesis, web, web2.0 Posted in Internet et Web
Posted August 20th, 2008
by Timothée
Voici le transcript de l’interview que j’ai faite de Pierre Olivier Carles, dans le cadre de mon mémoire de Master MIAGE, hé oui nous arrivons à la fin. Merci à lui de m’avoir accordé de son temps, j’ai passé un excellent moment.
Du à la longueur de l’interview, je l’ai découpé en trois parties, retrouvez les parties 2 et 3 en cliquant sur les liens correspondants.
Timothée : Bonjour, dans le cadre de mon mémoire de fin d’études sur les usages à retirer du web pour l’entreprise, et je voulais de recueillir tes impressions sur ce phénomène et sur son influence. Peux tu te présenter ?
Pierre Olivier : Je suis principalement un entrepreneur. Je lance des entreprises principalement dans le domaine internet au sens très très large, surtout par passion. Depuis que je travaille, je suis dans l’internet. J’ai créé ma première entreprise alors que j’étais encore étudiant, et je n’ai jamais quitté le sérail. La plupart du temps, les entreprises auxquelles je contribue sont des entreprises de services aux grands comptes, aux grandes entreprises, et l’idée, depuis le début, est de les aider à mieux appréhender internet et ce qui gravite autour, à savoir les mondes virtuels, les réseaux sociaux, et à les intégrer au mieux de leur stratégie et avec cohérence. En gros : Comment leur apporter de la valeur avec les nouvelles technologies ?
Timothée : Pour toi , même si le terme est un peu passé de mode maintenant, qu’est ce que représente le terme web2.0 ?
Pierre Olivier : Le terme n’est pas passé de mode du tout, il est passé de mode pour les geeks ou les early adopters, mais quand on en parle aux gens, j’allais dire chez les gens « normaux », ou du moins ceux qui sont au rythme « normal », il est tout à fait d’actualité. D’ailleurs, le Web 2.0, ce n’est pas que une évolution que du web, c’est une évolution d’internet au niveau des usages. On est passé sur un mode qui est moins passif ou qui est moins unilatéral. En fait, on est passé d’un web qui était « 1.0 », qui allait du web vers l’internaute ou vers l’utilisateur à un Web véhiculant l’information pour ce qu’elle est et non pas à qui elle est destinée. C’est le sens de l’information qui a donc changé. On est partis du web vers les gens et maintenant nous avons une information qui va dans tous les sens. La façon de canaliser l’information a changé.
Timothée : Comment as tu découvert cette tendance ?
Pierre Olivier : Le point le plus représentatif est le UGC, parce que finalement, l’évolution du Web, c’est principalement cela. Je l’ai découvert lorsque les blogs sont apparus. Au tout début, il y avait des sites personnels, mais la complexité technique faisait que c’était réservé à une élite informatique, ou du moins à des bons bricoleurs. La vraie tendance, en fait, est apparue avec les blogs pour moi, c’est là que l’on a commencé à publier du contenu et il y a eu une espèce de vague qui est arrivée, où des services comme FlickR sont apprus, des services comme Youtube sont apparus, plus ou moins évoluées à l’époque… Pour moi, ce sont vraiment les blogs qui ont tout déclenché, quand des milliers de personnes ont commencé à publier du contenu et où le volume d’information disponible a explosé sur internet.
Timothée : Que penses tu de la surabondance actuelle de produits et services qui gravitent à l’heure actuelle autour de ces notions web 2.0, et comment différencier les technologies du web 2.0 ?
Pierre Olivier : En fait, cette surabondance de services, c’est une sorte de mal nécessaire. Il y a des années, lorsqu’on faisait de la Recherche et Développement en informatique, on mettait les gens dans des salles blanches, en scaphandre. Aujourd’hui, c’est un peu plus détendu et pragmatique. Cette surabondance de services, née de la surabondance de “chercheurs”, créé les usages de demain. On va prendre un exemple tout simple avec Twitter. Il n’y a pas un investisseur qui aurait mis de l’argent sur un service comme ça il y a quelques années. Aujourd’hui, il n’y a toujours pas de business model clairement défini et pourtant, c’est un succès incroyable. Ce service est très addictif et apporte énormément de valeur aux utilisateurs. Il n’y a plus qu’à trouver un business model pour le rentabiliser. S’il n’y a pas cette surabondance d’usages et de services, tu ne fabriques pas les générations suivantes de produits à forte valeur ajoutée. Il a fallu des dizaines et des dizaines de sites de partage de photos pour finalement FlickR émerge et devienne le leader. FlickR en ouvrant ses API, a tiré derrière lui des milliers d’autres services, qui fabriquent les nouveaux produits et services de demain.
Timothée : Ce modèle peut-il être reproduit en entreprise ?
Pierre Olivier : Cela dépend clairement du métier que l’on fait. Aujourd’hui, on est en train de refondre ce qu’était une entreprise. Avant, il y a avait des départements clairement cloisonnés. L’information étant de plus en plus mobile, la valeur se fait aujourd’hui sur sa maitrise. Peu importe qui émet l’information au sein de l’organisation, l’important est que l’entreprise puisse l’utiliser au mieux pour interragir avec son environnement.
La qualité des informations est très relative à l’identité des personnes qui les émettent. Si demain, je publie une note sur internet avec mon identité portant sur la parapente, je ne suis absolument pas crédible, je n’ai jamais vu un parapente en vrai. Si par contre, je parle des usages de Second Life en entreprise, d’un coup, je suis un peu plus crédible. En effet, je suis sur un terrain sur lequel j’ai une certaine expérience et expertise. Ceci transposé dans le monde de l’entreprise, lorsqu’une personne, spécialiste du marketing sur un thème particulier, va émettre un avis sur ce thème-là, il va être plus crédible que le financiers qui va faire pareil. Par contre, quand il va falloir monter le business plan, le financier va être plus pertinent. Donc, si l’entreprise met en place les moyens pour les faire travailler ensemble, simplement et le temps du projet, elle va constituer une équipe temporaire très performante. L’enjeu est d’arriver à le faire avec des personnes qui ont déjà une action sur plusieurs autres projets et qui doivent en plus travailler à distance et parfois, sur des fuseaux horaires différents. Ce qui est passionnant, c’est que les générations qui arrivent sur le marché du travail aujourd’hui fonctionnent déjà comme cela dans leur sphère personnelle. Elles seront donc tout à fait à l’aise avec ce type d’organisation dans l’entreprise.
Timothée : Y a t-il des services typiquement « web 2.0 » qui t’aident dans ta vie de tous les jours ? Lesquels et pour quels usages ?
Pierre Olivier : Je peux en citer une dizaine, j’en ai parlé récemment sur un article de mon blog .
La suite de l’interview (plus orientée utilisation en entreprise) ici et la fin ici.
Tags: collaboration, entreprise2.0, interview, miage, mondes-virtuels, réseaux-sociaux, thesis, web, web2.0 Posted in Internet et Web
Posted July 18th, 2008
by Timothée
La première édition des Tech’Lotus se tiendra les 26 et 27 Août 2008 à l’IBM forum de La Défense. Je souhaite attirer votre attention sur une conférence en particulier, à laquelle j’ai participé, à savoir la session S42 : Web 2.0 : enfin du concret pour les entreprises.
Cela fait maintenant bientôt 2 ans que je travaille au sein d’IBM, et je dois dire que j’ai profité des possibilités (technologies et usages) de networking interne pour rencontrer des gens forts intéressants, avec qui j’ai échangé et appris, dépassant ainsi le cadre d’une entreprise où l’on ne connait que les collègues avec qui on travaille et ceux qui sont autour de nous géographiquement. Il y a des compétences partout, et il y a toujours des gens qui connaissent voire maîtrisent certains sujets (ceci étant d’autant plus vrai dans une entreprise d’environ 390 000 personnes). Je lis également de nombreux blogs en interne qui constituent une véritable mine d’informations.
J’ai également profité de mon statut d’employé IBM pour tester pas mal de produits en early-adoption. J’ai rejoint des communautés internes, participer à des calls et conférences, partager des activités, produit des podcasts, tout ceci servant à améliorer l’échange d’informations en interne et étant capitalisé pour tout le monde par la suite.
Ceci a été rendu possible par des initiatives de ma part mais aussi grace à d’excellents outils, je vais citer de manière non exhaustive Lotus Notes 8, Lotus Quicker, Lotus Connection, mais aussi le Technology Adoption Program d’IBM et la pléthore de services testables sous celui-ci. Je ne pense pas avoir l’autorisation de vous parler de la plupart d’entre eux, mais je peux vous dire que nous avons à IBM les moyens de trouver des affinités technologiques et des compétences de manière très “web 2.0″.
Donc comme je vous le disais plus haut, IBM est une des entreprises qui a saisi le virage des usages collaboratifs, principalement car IBM a une longue expérience sur les technologies favorisant la collaboration en entreprise. Donc même si les usages commencent seulement à apparâître dans le grand public, ils sont présents depuis bien des années dans certaines entreprises.
Voici le teaser pour cet évènement :
Cette conférence en Français consiste en un échange sur l’état actuel des mutations du web et de la possibilité de profiter de ces bonnes pratiques en entreprises, à savoir quelles solutions mettre en place pour quels usages. Quelques études de cas clients viendront étayer les notions présentées. Il sera possible d’échanger avec les speakers à la fin de la conférence.
N’hésitez pas à vous inscrire (gratuitement) dès maintenant pour cette conférence sur cette page. A noter que vous pourrez y assister de manière “physique” ou sous Second-Life, toutes les instructions pour vous y connecter sont disponibles sur la page d’inscription.
J’espère vous y croiser, je devrais être présent à la fois sous second life et à La Défense. (Second life pseudo : Timothee Vaher).
EDIT : Vous pouvez retrouver cet évènement sur Facebook ici.
English readers : English version is here.
Tags: conference, entreprise2.0, ibm, mondes-virtuels, second-life, teaser, Tech'Lotus, thesis, web2.0 Posted in Astuces et bons plans, Internet et Web
Posted July 18th, 2008
by Timothée
The first edition of Tech’Lotus will take place on 2008, 26 and 27 of August at the IBM forum of La Défense. I want to let you know about a conference in particular, on which i’ve been working on, which is S42 : Web 2.0 : at last something useful for companies (the original French title is a bit less “aggressive”)
It’s been 2 years that i’ve been working at IBM, and i must say that i’ve been taking advantage of possibilities of internal networking to meet very good people, with whom i’ve learnt and exchanged much, this allowing us to improve our knowledge. There are skills everywhere, and always people that can help you with a specific subject. There’s also several internal blogs that i frequently read and this helps me find a lot of information.
I’ve also been testing several products in an early-adoption. I’ve been joining internal communities, participating internal communities, sharing activities, producing podcasts, all of this helping to better the exchange of information and making it available for every employee.
This has been possible due to personal initiatives but also because of good products like, Lotus Notes 8, Lotus Quicker, Lotus Connection, but also the IBM Technology Adoption Program and the huge number of services available in it. I can’t speak more regarding which products can be used in this program but i can tell you that we’ve got in IBM several good services to find people matching skills and technological interests, in a very “web 2.0″ way.
As i said, IBM is one of the companies that has understand the way collaborative tools can be used for facilitating innovation, and IMHO it’s because they’ve got a long experience on technologies making collaboration available for everyone in companies. So even if collaborative web is becoming a reality for more and more people today, but some companies are used to handle this since a long time.
Here is the teaser for this event (in French) :
This conference will be hold in French and will show the state of the art regarding collaborative web and how to implement good usages in companies. Some clients cases will be presented. You will be able to exhange with speakers at the end of the conference.
Don’t hesitate to register (freely) for this conference on this page. Please notice that you can attend either “physically” or also via Second-Life, all the instructions are available on the registering website.
Hope to see you around. (Second life pseudo : Timothee Vaher).
Lecteurs Français par ici.
Tags: conference, entreprise2.0, ibm, mondes-virtuels, post-in-english, second-life, Tech'Lotus, thesis, web2.0 Posted in Astuces et bons plans